Les limites du génie de l'homme

Malgré toutes les technologies et techniques issues du génie de l'homme celui ci n'est pas invulnérable aux catastrophes naturelles et beaucoupd'hommes meurent encore des conséquencesde ces catastrophes.

Nous allons le voir au travers des deux phénomènes naturels étudiés depuis le début de ce TPE : les séismes et les cyclones.

 

Dans le cas des séismes, tout d'abord il faut bien préciser que le séisme en lui même ne tue pas,le mouvement engendré par les tremblement de terre ne sont pas meurtriers,ce sont plutôt leurs conséquences. Entre le phénomène naturel et la catastrophe, il existe un champ que l'on appelle la vulnérabilité : plus il est vulnérable, et plus l'homme subit les effets destructeurs et plus il y a de morts.

Parmi ces effets, ceux qui sont responsables de la plupart des victimes sont incontestablement l'effondrement des bâtiments et les chutes d'objets lourds. Pour palier à le première cause il y a l'utilisation des constructions parasismique mais celle ci est limitée premièrement car les structures tremblent quand même ce qui n'empêche pas la chute d'objets lourds, et deuxièmement car l'homme est parfois forçé (par manque de place) de construire sur des sols meubles ce qui rend les constructions parasismiques vulnérables à l'effondrementà des hautes magnitudes .Par exemple à Kobe en 1995, un séisme détruisit la majorité des immeubles du centre ville et tua environ 6000 personnes,pourtant, les autorités japonaises avaient affirmé un an plus tôt que les structures japonaises étaient les plus solides au monde.

 

Sur l'image ci dessus on peut voir une autoroute de Kobe effondrée a cause du séisme,

celle ci était pourtant construite aux normes parasismiques.

En plus ces constructions parasismique ne sont pas généralisées à toutes les régions du monde soumises au risque sismique,certains pays en voie de développement n'ont pas les moyens de "construire parasismique",on peut voir sur la carte des risques sismiques que le nord de l'Inde ,le nord de l'Afrique,l'Himalaya,l'Iran, l'Indonésie et Afghanistan sont touchés régulièrementpar des séismes alors qu'ils n'ont presque pas de constructions para sismiques.

 

Le génie de l'homme n'est donc pas accessible à tous. Par exemple un séisme de magnitude 6,6 sur l'échelle de richter a fait 11 morts à Los Angeles alors qu'un autre séisme de même magnitude et intensité a fait 20000 morts à Bam, en Iran mais dans les deux cas on voit qu'au delà des victimes directement affectées par un séisme il y a aussi les effets sur les infrastructures, ils auront un impact économique à court, moyen et... long terme. Voies de communication, sources d'énergie ou encore systèmes d'approvisionnement sont touchés par le séisme.

Par ces deux exemples on peut voir que les hommes des pays en développement sont plus vulnérables aux conséquences des séismes que ceux des pays développés.


 

(sur la carte, le risque d'aléas sismique va du vert (rares) au rouge (très fréquents) )

Comme nous avons pu le voir plus haut les séismes ont de lourdes conséquences économiques pour la plupart inévitables : si les impacts sociaux, psychologiques et politiques d'une catastrophe sismique sont difficiles à mesurer, les enjeux économiques peuvent, en revanche, être appréhendés. Un séisme et ses éventuels phénomènes annexes peuvent engendrer la destruction, la détérioration ou l'endommagement des habitations, des usines, des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées, etc.), ainsi que la rupture des conduites de gaz qui peut provoquer des incendies ou des explosions. Ce phénomène est la plus grave des conséquences indirectes d'un séisme.

De plus l'homme ne peut prévoir aucune protections contre les phénomènes annexes inattendus découlant des séismeset pouvant, à leur tour, devenir des catastrophes comme les glissements de terrain, innondations, fuites de gaz ou incendies, comme exemple nous avons le séisme de San Fransisco de 1906, dont la majorité des morts est due à l'énorme incendie qui ravagea la ville.

Un tremblement de terre peut aussi avoir des conséquencesenvironnementales : un séisme pouvant se traduire en surface par des modifications du paysage, généralement modérées mais qui peuvent dans les cas extrêmes occasionner un changement total de paysage.

Enfin il est impossible de les prédireavec la précision nécessaires à la protection des hommes : en effet la prévisiond'un séisme a de 50 à 100 ans de marge ce qui empêche tout plan d'évacuation préalable efficace.

Donc pour l'instant ,le risque sismique et ses conséquence ne sont pas totalement domptés par l'homme et ses technologies.

Concernant les cyclones,comme on l'a vu pour les séismes la vulnérabilité joue sur l'importance des degats causés à l'homme. Or les technologies de prévention de cyclones ne suffisent parfois pas à empêcher de véritables catastrophes.6000 personnes en moyenne meurent encore chaque années à cause des cyclones.

D'abord, les prévisions permettent l'évacuation des habitants,mais le laxisme des autorités,le manque de moyen,ou l'attachement des habitants à leur demeure peuvent rendre cette évacuationinefficace et causer de nombreuses victimes. L'exemple le plus connu est celui de l'ouragan Katrina en 2005 qui fit 1577 morts, à cause du laxisme des autorités qui n'ont prévu aucun plan d'évacuation.

 

Les effets destructeurs (économiques et humains) des cyclones sont dûs à plusieurs facteurs:

Les précipitationsqui peuvent être très abondantes. Elles sont la source d'autres catastrophes : inondations, glissements de terrain et coulées boueuses. Ces phénomènes ont causé la mort de la majeure partie des 9 000 victimes de la tempête tropicale Mitch en 1998, au Honduras et au Nicaragua ;

La surélévation du niveau de la mer, anormale et temporaire (" marées cycloniques ", analogues aux " marées de tempête " survenant, en hiver, en Europe). Ce phénomène est l'un des effets associés aux cyclones les plus meurtriers ;

La houle cycloniquedont les vagues générées par le vent, hautes de plusieurs mètres, peuvent être observées jusqu'à 1 000 km à l'avant du système cyclonique et représentent un danger pour les zones côtières ;

Les vents, dont les rafales peuvent atteindre des vitesses de l'ordre de 350 km/h. Les changements de direction, souvent brutaux, peuvent être à l'origine de dégâts considérables voir de morts.

Les épidémies: suite aux inondations causées par le cyclone, les corps en décomposition restés immergés peuvent donner lieu à de graves épidémies,comme c'est arrivé au Bangladesh avec le cyclone Sidr en novembre 2007.


Les dommages matériels quant à eux dépendent de l'intensité du cyclone (vents) et de son potentiel de pluie. Les pertes ou perturbations d'activités résultantde destructions ou de dommages. Outre les habitations, l'économie est également touchée par la destruction des infrastructures (ponts, routes, voies ferrées, etc), la détérioration des outils de production industrielle, l'impact sur les réseaux d'eau, de téléphone et d'électricité (susceptibles de provoquer incendies, explosions et électrocutions). Il s'ensuit une interruption plus ou moins prolongée de la vie économique.

En Floride en 1992, le cyclone Andrew a causé 25 à 30 milliards de dollars de pertes. Le séisme qui s'est produit en Chine en 1975 est à ce jour le plus meutrier avec 830 000 morts.



 

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